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« Le gouvernement a-t-il vraiment pris la vie des citoyens au sérieux ? », s’interrogent les organisations syndicales de la région du sahel

vendredi 10 mars 2017

Ceci est une déclaration de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) de la région du Sahel sur la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

« Le gouvernement a-t-il vraiment pris la vie des citoyens au sérieux ? », s’interrogent les organisations syndicales de la région du sahel

Le 02 Février 2017, les syndicats de l’éducation du sahel, par une déclaration, interpellaient le pouvoir du président Rock KABORE sur la situation qui prévalait dans le Soum. En effet, cela faisait suite à une série d’actes terroristes contre les Forces de défense et de sécurité dont le détachement du GFAT à Nassoumbou le 16 décembre 2016, l’assassinat d’un conseiller et son fils le lendemain et aussi à des menaces proférées à l’endroit d’enseignants le 25 janvier dans l’école de Petega dans le département de Diguel.

La visite du ministre de l’éducation nationale le 30 Janvier n’a pas empêché que ces individus se signalent le 31 Janvier dans les écoles des villages de Kouyé à 13km de Baraboulé et de Goundoumbou avec les mêmes requêtes à savoir l’abandon du programme officiel au profit de l’enseignement de l’arabe et du coran. L’école de Lassa (département Baraboulé) sera à son tour visitée par ces individus le même jour où en plus de l’enseignement du coran, ils exigent le port du voile aux enseignantes.

Dans la déclaration, il était donc demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs et de la population en général.

En dépit de cela, dans la nuit du lundi 27 Février au mardi 28 Février 2017, ce sont les commissariats de TONGONMAEL, KEREBOULE et DIGUEL qui seront attaqués et incendiés.

A la suite de ces évènements, des promesses sont toujours faites dans le sens de rassurer les populations, en témoigne la sortie du ministre de la défense nouvellement nommé qui promettait de ‘’terroriser les terroristes’’.

Le 3 mars 2017, sans gros discours, les terroristes passaient une fois de plus à l’action en abattant sauvagement deux personnes dont un enseignant dans l’exercice de ses fonctions. Nos craintes exprimées venaient malheureusement d’être confirmées. A l’analyse de la situation et des évènements, force est de reconnaître qu’au-delà des discours, des mesures concrètes allant dans le sens de garantir la sécurité des citoyens n’ont pas produit les effets à la hauteur des attentes. Ce qui justifie la fuite de travailleurs de ces zones, et la psychose qui règne au sein des populations.

Autrement, comment expliquer cette énième bavure en plein jour ? Le gouvernement a-t-il vraiment pris la vie des citoyens au sérieux ? Est-il vraiment engagé dans la lutte contre le phénomène au-delà des discours et visites post-massacre ? Qui a intérêt à ce que des vies soient toujours arrachées ainsi ? Les Forces de défense et de sécurité sont-elles vraiment équipées pour faire face à la situation ? Ont-elles le plein pouvoir de prendre des initiatives allant dans le sens de mettre ces individus hors d’état de nuire ? Le sahel est-il vraiment une préoccupation essentielle pour le gouvernement ? L’Etat a-t-il démissionné de ses devoirs ?À partir de combien de morts nos autorités comptent-elles réagir de façon adéquate ?

Voilà autant de questions légitimes que se posent les populations et qui demandent des réponses urgentes. En tout état de cause, si l’Etat n’assure pas son devoir de garantir la sécurité aux citoyens et aux travailleurs, à quel devoir peut-il s’attendre de leur part ? La peur et la colère légitimes qui ont entamé le moral de nombreux travailleurs justifient déjà l’initiative de leur part de prendre leurs précautions en attendant que l’Etat remplisse ses devoirs.

Au regard de toutes ces observations, les organisations syndicales de la région du sahel tiennent par cette déclaration à :

-  Condamner fermement ces actes ignobles,
-  Interpeller une fois de plus le gouvernement sur ses devoirs régaliens,
-  Mettre en garde le gouvernement contre toute dégradation continue de la situation sécuritaire et le tiennent pour responsable de tout ce qui adviendra,

-  Exiger la mise hors d’état de nuire des individus dangereux,
-  Exiger l’équipement des forces de défenses en conséquence,
-  Exiger des actions politiques fermes dans le sens de permettre aux Forces de défense et de sécurité de faire leur travail de manière efficace,

-  Réaffirmer leur soutien aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’à toutes les populations dans cette épreuve,

-  Souhaiter un prompt rétablissement à tous les blessés
-  Présenter leurs condoléances à toutes les familles éplorées.

En attendant, elles appellent les populations à faire preuve de prudence et de solidarité en ces moments difficiles, invitent toutes les organisations de masse à se mobiliser avec les populations pour faire échec à la tentative de déstabilisation de la région, voire du Burkina Faso tout entier.

Ampliations :

-  Haut-commissariat
-  Préfectures
-  Mairies
-  Commandement du 11ème RIC
-  Groupement de la gendarmerie
-  Direction régionale de la Police
-  Coordination nationale de la CCVC.

Ont signé :

UR/CGT-B SAHEL : KOBIET. Albert

SNESS : KOLOGO Moussa

SYNATEB : IMA Hamidou

SNEAB : DIALLO Moussa, BEYI Michel

SYNATIC : OUEDRAOGO Alexis

SATB : BA Boureima

SYNATEL : YABRE Allassane

ODJ : YAMEOGO Grégoire

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