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Le CSC a débuté ses formations sur "Médias et Sécurité" au Sahel

LEFASO.NET | Bertrand NIGNAN

mardi 16 mai 2017

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) a organisé le jeudi 11 Mai 2017 à Dori, une session de formation à l’endroit des médias sur le traitement de l’information liée aux questions sécuritaires. La rencontre qui a réuni les journalistes de la Région du Sahel et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), s’est tenue dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’urgence "Medias et Sécurité", programme lancé le 21 Avril dernier.

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Cette formation de Dori est la première d’une série que le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) compte dérouler sur les treize régions du Burkina. Elle est une forte recommandation des rencontres que son institution a eu à organiser entre les Forces de défense et de sécurité, les médias et la société civile, a noté la présidente du CSC, Nathalie Somé.

Et pour mieux outiller ces journalistes, les communications ont été essentiellement assurées par des représentants des FDS, dont le directeur de la communication et des relations publiques de la Gendarmerie nationale, le Capitaine Guy Hervé YE, du Docteur Ouaililai Kindo de la communauté musulmane et de Justin Tionon pour le compte du CSC. Des modules comme « comment traiter l’information en période de crise surtout avec les actes terroristes », ou encore, « médias, religion et terrorisme : pratique et défis », en passant par « l’information à caractère stratégique », les journalistes ont été invités à ne pas se départir des règles d’éthique et de déontologie qui doivent être de mise dans leur travail quotidien.

Autre aspect de la formation, il a été aussi question de revenir sur la collaboration médias et forces de défense et de sécurité. Et selon le Capitaine YE, l’objectif de la formation est aussi d’inciter les journalistes et les FDS à une meilleure collaboration car chacun abat un travail important au profit des populations ; l’autre pour assurer la sécurité et les uns pour informer les populations, a t-il ajouté. Mais compte tenu du contexte, il y a un certain nombre d’informations dont la divulgation par les journalistes pourrait compromettre des opérations d’ordre sécuritaire sur le terrain.

Et déduit, que malheureusement cela peut occasionner des dégâts ou des pertes en vies humaines que se soit du côté des populations qui peuvent être des victimes collatérales ou même au sein des éléments déployés sur le terrain. Dans sa communication, « médias, religion et terrorisme : pratique et défis », le Docteur Ouaililai Kindo a clarifié certaines expressions qui prêtent à confusion dans leur utilisation. Pour lui, les terroristes sont ces individus armés qui s’attaquent sans foi ni loi aux populations tandis que le jihadiste est un terme équivoque en arabe qui veut dire, fournir un effort continuel pour se perfectionner, s’adapter et se conformer aux valeurs morales professées par l’islam.

Dans la jurisprudence islamique, ce jihadisme est qualifié de jihad majeur. Quant au jihadisme mineur, il est le port des armes pour combattre l’ennemi de la communauté musulmane. « Cet acte requiert un certain nombre de conditions et de circonstances bien définies, souligne t-il, car ce n’est pas donné à n’importe qui, de se lever et prendre les armes pour combattre des êtres humains. Non ! » A-t-il insisté et d’affirmer que pour l’islam, la guerre n’est autorisée que lorsque la communauté musulmane est attaquée.

Mais le Docteur Kindo note malheureusement que nos terroristes ne le savent pas et de soutenir que ce sont des soi disant jihadistes, sinon ils ne connaissent rien de la religion musulmane. Pour lui, face au terrorisme, le journaliste aussi doit opérer un choix ; soit il est avec les autorités publiques, soit il est avec les terroristes, puisqu’on ne peut pas s’adonner à ce métier sans avoir des options bien déterminées. Et pour que le journaliste puisse jouer sa partition dans le combat social et collectif contre le terrorisme, il faut qu’il s’outille d’une culture générale qui va lui permettre d’employer les mots qu’il faut pour couvrir des actes posés ; on ne peut pas faire de tâtonnements face aux actes terroristes a t-il conclu.

Entre les différentes communications, le communicateur Justin Tionon et la présidente du CSC, Nathalie Somé ont à chaque fois rappelé les journalistes aux règles d’éthique et de déontologie du journalisme, principe qui doit les guider dans l’exercice de leur profession. Et selon le CSC, la présente formation vise en outre le renforcement de la culture générale de journalistes du Sahel afin qu’ils soient à mesure d’analyser et faire la différence entre le scoop et le sensationnel. Comme quoi ; dans le sensationnel on risque de tomber dans la rumeur. De ce fait, la responsabilité sociale qui n’est pas à dissocier du Patriotisme est encore interpellée. Et « quand on aime son pays, on le protège contre les ennemis », a martelé la présidente du CSC.

Bertrand Nignan
Lefaso.net

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