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Le CGD renforce la confiance entre FDS et civils dans le Sahel

lundi 28 novembre 2016

Le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) a tenu dans le cadre de son programme de renforcement du contrôle et de la surveillance démocratique du secteur de la sécurité, une conférence publique le Samedi 26 novembre 2016 à Dori. Sous le thème : "Rôle et missions des Forces de défense et de sécurité, et les mécanismes possibles de collaboration entre elles et les populations civiles", cette conférence vise à renforcer la confiance entre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les populations.

Le CGD renforce la confiance entre FDS et civils dans le Sahel

La gouvernance du secteur de la sécurité en Afrique est devenue depuis quelques années un sujet de recherche en vogue et une problématique centrale pour l’Etat et la société civile. En Afrique, la crise politico-militaire que traversent les Etats du Sahel illustre à merveille l’intérêt que présente la gouvernance de la sécurité. C’est dans un tel contexte que se tient la présente conférence publique, a déclaré Enoch Kéré, Représentant le Directeur exécutif du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD).

Cette conférence s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement du contrôle et de la surveillance démocratique du secteur de la sécurité, et est initiée par le CGD en vue de renforcer la confiance entre Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et populations. C’est pourquoi Me Ali Traoré, commis à la tâche, a animé cette conférence sur le Rôle et missions des Forces de défense et de sécurité, et les mécanismes possibles de collaboration entre elles et les populations civiles. Il ressort de sa communication que des composantes des FDS, il faut noter deux notions à savoir les forces militaires ou forces armées nationales (FAN) du Burkina et les forces paramilitaires. Des Forces militaires, nous avons l’Armée de terre, l’Armée de l’air, la Gendarmerie, la Brigade nationale de sapeurs pompiers. Des paramilitaires il y a, la Police nationale, la Police municipale, les Eaux et forêts, la Douane, la Garde de sécurité pénitentiaire. Conformément à la politique de défense et à la Loi portant organisation de la défense nationale, quatre principales missions ont été dévolues aux FAN. Entre autres : garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national ; participer au développement socio-économique national ; contribuer à la prévention, à la gestion et à la résolution des conflits en prenant part aux actions militaires et humanitaires sous l’égide de l’ONU et des organisations régionales et sous régionales ; et enfin participer en matière de protection civile, prévenir et secourir en cas de catastrophe.

Quant aux forces paramilitaires, la police nationale est chargée de veiller à l’application des mesures relatives au maintien de l’ordre et de la paix publics ; d’assurer l’exécution des mesures relatives à la sûreté de l’Etat et des institutions ; d’assurer l’exécution des mesures relatives à la sécurité des personnes et des biens ; d’organiser sur toute l’étendue du territoire national, la collecte du renseignement destiné au gouvernement dans les domaines politique, économique, social et culturel ; d’assurer les rapports avec les polices des autres pays. La police est appuyée dans ses missions par les comités locaux de sécurité.

Des mécanismes de collaboration entre FDS et Populations

Me Ali Traoré a souligné que les populations civiles ont leur rôle à jouer notamment, en participant à la gouvernance du secteur de la sécurité ; en dénonçant aux FDS toute situation suspecte tout en participant à l’animation des comités locaux de sécurité. Les populations peuvent développer ces initiatives locales dans le respect des lois et règlements.

Dans la phase des échanges avec le public, public constitué de FDS, autorités locales et différentes couches socioprofessionnelles, il est ressorti que les relations populations civiles- FDS ont un passé sombre. De ce passé, on peut citer des faits d’usage disproportionné de la force dans la répression des manifestations ; violations de droits humains "torture, homicides, pillage, intimidations" ; appropriation privée du monopole de la violence légitime ; non respect de la loi, "des FDS se prenant pour de super hommes" ; Politisation des forces armées.

Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt, car au regard de l’insécurité grandissante, la sécurité est aussi une affaire des populations, a insisté Me Traoré. D’où la nécessité d’instaurer et de renforcer le climat de confiance entre FDS et populations civiles. Et pour renforcer cette collaboration, le Conférencier souhaite l’implication des populations civiles dans la gouvernance du secteur de la sécurité ; le développement et l’institutionnalisation d’activités civilo-militaires comme des journées portes-ouvertes, compétitions, matches.

En outre, Me Ali Traoré propose l’implication des civils dans la formation des militaires sur des modules comme la citoyenneté, les droits humains, les droits humanitaires…, mais n’oublie pas suggérer de faire sanctionner les FDS indélicats.

Pour Enoch Kéré, Représentant le Directeur exécutif du CGD, l’objectif de la conférence semble atteint car les échanges entre populations et FDS ont été francs et courtois. De ce fait, il exhorte les populations à renforcer davantage cette collaboration en dénonçant tout cas suspect aux FDS. Il a rappelé que l’information constitue la matière première des FDS et que pour ce faire, il faudra améliorer la protection de l’informateur. Ce programme que le CGD a initié vise à contribuer à une gouvernance démocratique et transparente du secteur de la sécurité au Burkina Faso, qui se conforme aux principes de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit, a affirmé Enoch Kéré. Et de conclure : " Il traite trois questions fondamentales relatives au cadre normatif régissant le secteur de la sécurité, à la confiance entre la population et les forces de défense et de sécurité et au respect des droits humains par les agents de la sécurité dans l’exercice de leurs fonctions".

Bertrand Nignan, Correspondant Lefaso.net au Sahel

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